Communiqué 
-  23 avril 2013

Adoption du projet de loi no 13 : 450 000 jeunes pourront enfin voter dans leur établissement d'enseignement

Québec – « Aujourd’hui, le Parti Québécois respecte un autre engagement avec l’adoption à l’unanimité à l’Assemblée nationale du projet de loi no 13, qui permettra à près de 450 000 jeunes de voter dans leur établissement d’enseignement. C’est une autre mesure d’intégrité qui s’ajoute à la nouvelle loi sur le financement des partis politiques, au projet de loi sur les élections à date fixe et au projet de loi qui abolit les primes pour les députés qui démissionnent en cours de mandat. La participation des jeunes électeurs est essentielle à la santé démocratique du Québec, pour aujourd’hui et pour les années à venir. Nous avons, comme démocrates, la responsabilité d’agir afin que les Québécois de toutes les générations participent au processus électoral », a déclaré le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville.

L’adoption du projet de loi no 13 permettra aux étudiants de voter dans les centres de formation professionnelle ainsi que dans les établissements d’enseignement collégial et d’enseignement universitaire. « Les étudiants pourront voter sur place, dans leur institution de formation ou d’enseignement, pendant une période de quatre jours à la fin de la période électorale. Ils pourront voter à distance afin que leur vote soit comptabilisé dans la circonscription de leur domicile. Ainsi, les étudiants qui doivent quitter leur région pour étudier pourront continuer d’y voter sans avoir à s’y déplacer le jour du scrutin », a indiqué Bernard Drainville.

« En adoptant le projet de loi no 13, nous envoyons un message aux jeunes Québécois : “Vos idées, vos aspirations et vos rêves sont importants pour nous. Faites-vous entendre et soyez partie prenante de votre avenir. Nous rapprochons les bureaux de scrutin de vous; rapprochez-vous de votre démocratie.” », a ajouté le ministre.



« Ce projet de loi permettra de rapprocher les jeunes de la démocratie. Toutes les études démontrent que le premier vote est déterminant dans la vie démocratique d'un citoyen. Il s'agit d'un des piliers de mon engagement politique et je compte continuer de travailler pour augmenter la participation citoyenne », a ajouté pour sa part le député de Laval-des-Rapides et adjoint parlementaire à la première ministre (volet jeunesse), Léo Bureau-Blouin.

Bernard Drainville a tenu à souligner la participation et la collaboration des partis d’opposition, et à les remercier pour leur contribution à l’adoption de cette loi. Il estime qu’ils ont su mettre la partisanerie de côté dans l’intérêt de notre démocratie.

Philippe Couillard et François Legault invités à se ressaisir sur le projet de loi no 33

Après l’ouverture et la collaboration du Parti libéral sur le projet de loi no 13, le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne s’explique bien mal l’opposition des députés libéraux et leur attitude d’obstruction sur le projet de loi no 33, qui abolit les primes de départ pour les députés qui démissionnent en cours de mandat.

« Les Québécois souhaitent qu’on abolisse les primes de départ pour les députés qui démissionnent en cours de mandat. Au lieu de jouer franc-jeu avec les Québécois, les libéraux préfèrent retarder et tenter de bloquer l’adoption du projet de loi. Et pourtant, plus que n’importe quel parti, ils ont intérêt à montrer patte blanche et à collaborer avec le gouvernement pour ramener plus d’intégrité et d’honnêteté en politique. Les scandales qui ont affligé le régime libéral et ses députés ces dernières années sont largement à la source du cynisme et de la perte de confiance des Québécois envers la politique. Je demande à Philippe Couillard de faire preuve de leadership pour que son parti appuie le projet de loi no 33 », a indiqué Bernard Drainville.

Le ministre ne comprend guère mieux la position de la CAQ. Ses membres disent être en accord avec le projet de loi, mais voudraient qu’il s’applique uniquement pour les députés qui seront élus lors du prochain scrutin. « La CAQ souhaite un passe-droit pour les députés qui siègent présentement à l’Assemblée nationale. Les Québécois ne veulent pas de passe-droit et souhaitent des mesures d’intégrité maintenant; pas l’année prochaine, pas dans deux ans, pas dans trois ans : maintenant. Ce que nous voulons, c’est que les députés respectent le contrat qu’ils ont signé avec leurs électeurs. Et s’ils démissionnent en cours de mandat sans motif valable, ils ne doivent pas être récompensés pour ça. François Legault doit revoir sa position », a ajouté le ministre.

« J’invite les Québécois à contacter leurs députés libéraux et caquistes pour leur dire qu’ils souhaitent l’abolition des primes de départ aux députés qui démissionnent en cours de mandat. Je leur demande de tenter de les raisonner pour que nous puissions adopter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire qui se termine en juin, afin que les primes pour les députés qui démissionnent en cours de mandat soient abolies maintenant », a conclu Bernard Drainville.