Communiqué 
-  18 juin 2013

Suivi du Sommet sur les territoires et les ressources - La première ministre présente le bilan des actions gouvernementales en matière d'affaires autochtones

Québec - C'est lors d'une rencontre de travail tenue ce matin avec le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, et une dizaine d'autres grands chefs et chefs autochtones, que la première ministre a présenté le bilan des actions et relaté les dernières avancées de son gouvernement en matière d'affaires autochtones réalisées depuis la tenue du Sommet sur les territoires et les ressources, le 3 décembre 2012.

« Au cours des six derniers mois, le gouvernement du Québec a concentré son énergie à faire avancer certains dossiers importants pour plusieurs nations autochtones. Nous avons fait des gains majeurs, tant sur le plan économique que social, et nous avons donné un nouveau souffle à nos relations avec les Autochtones. Bien qu'il nous reste beaucoup de travail à accomplir, je suis heureuse des résultats obtenus jusqu'à maintenant », a déclaré Pauline Marois.

La première ministre a d'abord salué l'adoption du projet de loi instituant le Gouvernement régional d'Eeyou Istchee Baie-James, une nouvelle instance qui met en place un régime de gouvernance innovateur dont la représentation paritaire est assurée par des Cris et des Jamésiens. Elle a également évoqué l'attribution d'un bloc de 150 MW aux trois communautés micmaques de Listuguj, de Gesgapegiag et de Gespeg, pour un projet éolien qui devrait rapporter plus de 150 millions de dollars au cours des 20 prochaines années.

Par ailleurs, la remise de terres à la réserve mohawk de Kahnawake et l'entente finale concernant le territoire avec la réserve crie de Mistissini ont été citées comme des avancées considérables pour ces communautés. Finalement, Mme Marois a évoqué les 7 298 468 $ issus du Fonds d'initiatives autochtones (FIA et FIA II) qui ont été versés à l'ensemble des nations autochtones pour soutenir des projets à caractère social, économique et communautaire.

Lors de la rencontre, Mme Marois était accompagnée de la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Élizabeth Larouche, de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, du ministre délégué aux Régions et ministre responsable de la région de la Gaspésie?Îles-de-la-Madeleine, Gaétan Lelièvre, ainsi que du député d'Ungava et adjoint parlementaire à la ministre des Ressources naturelles (volet affaires nordiques), Luc Ferland.

Au cours des échanges, les représentants du gouvernement du Québec et les membres des Premières Nations ont réitéré leur intérêt commun à entretenir une relation de nation à nation. Cette volonté a d'ailleurs déjà été démontrée lors de rencontres tenues entre les chefs autochtones et les ministres concernés par des enjeux précis, comme la sécurité publique ou les ressources naturelles. Les participants ont néanmoins convenu qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir quant aux quatre enjeux ciblés par l'APNQL lors du Sommet du 3 décembre, à savoir les redevances, la cogestion du territoire, sa conservation, ainsi que la consultation et l'accommodement.

Du point de vue social, la première ministre a rappelé les avancées attendues en lien avec la mise en œuvre d'un plan d'action gouvernemental en matière de violence conjugale, dans lequel le quart des mesures sont destinées spécifiquement à la population autochtone.

La ministre Élizabeth Larouche a pour sa part réitéré son engagement à instaurer un mois de l'histoire des Autochtones, afin de souligner l'importance de la culture des peuples autochtones du Québec, un projet à parfaire avec la collaboration de l'APNQL.

« Nous nous sommes engagés à ce que les nations autochtones du Québec soient entendues, consultées et considérées. Leurs préoccupations en matière de redevances, de cogestion et de conservation du territoire, de consultation et d'accommodement ont fait l'objet de discussions et de négociations depuis l'automne dernier. Le gouvernement du Québec, les Premières Nations et les Inuits du Québec peuvent se réjouir des progrès que nous avons réalisés ensemble jusqu'à présent. Notre collaboration doit se poursuivre dans le meilleur intérêt de tous », a conclu la ministre déléguée aux Affaires autochtones.