Le discours du Trône de Stephen Harper : l’incompréhension d’Ottawa et l’impuissance de Jean Charest !Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, Jean Charest faisait connaître ses priorités aux chefs des partis politiques par le biais d’une lettre, le 29 septembre dernier. Quatorze thèmes étaient abordés. À l’occasion du discours du Trône prononcé aujourd’hui par le premier ministre canadien Stephen Harper, les Québécoises et les Québécois ont eu une autre belle preuve qu’Ottawa ne comprend rien et que Jean Charest ne se fait pas écouter ! Le discours du Trône n’a pas répondu aux demandes de Jean Charest et, plus grave encore, a ignoré les préoccupations des Québécoises et des Québécois. Alors que la santé, l’éducation, l’environnement et la vitalité de nos régions préoccupent d’abord les Québécoises et les Québécois, Stephen Harper a servi du réchauffé sans saveur. En premier lieu, Jean Charest n’a pas assez d’influence auprès du gouvernement fédéral pour convaincre son homologue fédéral de respecter les décisions unanimes de l’Assemblée nationale du Québec ! À propos de l’environnement et des changements climatiques, Stephen Harper n’a toujours pas prononcé le simple mot de… Kyoto ! Vous imaginez donc qu’il n’a pas fait allusion aux moyens de transport collectif qui contribueraient au développement économique autant qu’à la protection de l’environnement, comme le train rapide Québec‑Windsor. D’ailleurs, il s’entête à vouloir réduire de 20 % d’ici 2020 les gaz à effet de serre en prenant l’année 2006 comme référence – et non l’année 1990, comme tous les experts et le Parti Québécois le réclament. En matière de culture et de communications, pas un mot, sauf qu’il persiste avec ses coupures insensées et vivement dénoncées par tous, y compris tous les partis fédéraux à l’instar des artistes du Québec. Plusieurs autres dossiers retiennent l’attention pour toutes les mauvaises raisons. En allant de l’avant avec sa Loi sur les jeunes contrevenants plus dure, Stephen Harper va à l’encontre de la population du Québec. Il n’est pas rassurant d’apprendre qu’il veut encore davantage libéraliser la possession d’armes à feu plutôt que de l’encadrer pour assurer la sécurité de tous. Dans la foulée des scandales à la Norbourg, il propose une commission des valeurs mobilières communes alors que le Québec avait clairement réclamé une commission des valeurs mobilières distincte. Stephen Harper a de plus passé sous silence de nombreux sujets au cœur de l’actualité et au cœur des préoccupations des Québécoises et des Québécois. Il n’a pas dit un seul mot sur le financement de l’éducation postsecondaire ni la formation de la main-d’œuvre. Au Parti Québécois, nous estimons crucial d’investir dans ces domaines porteurs d’avenir qui permettront au Québec de se sortir de la crise financière et d’éviter le pire ! Ses grands projets incluent des retours en arrière incompréhensibles dans les relations fédérales-provinciales. En effet, malgré ses belles promesses, Stephen Harper refuse d’encadrer le pouvoir fédéral de dépenser. Lors de la création de nouveaux programmes fédéraux à frais partagés (entre les provinces et le gouvernement fédéral), les provinces seront autorisées à s’en retirer si elles en offrent qui sont compatibles. Cette proposition, qui est la même qu’en 2007, n’est toujours pas acceptable car elle ne s’applique qu’aux nouveaux programmes à frais partagés qui n’existent pratiquement plus. Cette formule a déjà été rejetée par le Québec. Stephen Harper souhaite enchâsser ses principes du fédéralisme dans une charte du fédéralisme d’ouverture… plutôt que de le pratiquer réellement en étant à l’écoute des besoins des provinces ! Il semble ainsi normal qu’il ne soit pas ouvert à discuter d’une présence du Québec et des francophones au sein des institutions fédérales plus représentatives de la réalité. Alors, pas surprenant que Stephen Harper veuille réformer la carte électorale fédérale au détriment du Québec, mais au profit de l’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario. C’est ça, la défense des intérêts du Québec par Jean Charest ? Quel bilan… tout comme celui de son gouvernement au Québec d’ailleurs. Il a raté ses initiatives de défense des intérêts du Québec car il n’a pas su être écouté. Pour défendre les intérêts du Québec, il faut un parti qui ne fait pas que se draper de fierté par opportunisme. Les Québécoises et les Québécois méritent mieux. Ils méritent un Québec qui parle haut et fort en leur nom pour défendre leurs préoccupations et améliorer leurs conditions de vie. Les Québécoises et les Québécois méritent un gouvernement qui travaille pour les familles, les jeunes et les aînés, et qui cherche toujours à les aider. Seul un gouvernement du Parti Québécois aura la force et la vigueur de défendre nos valeurs, partout, tout le temps, pour les Québécoises et les Québécois. C’est possible ! Comme Noël approche et que, malheureusement, le Père Noël n’existe pas, le 8 décembre, gâtez-vous. Votez pour le Parti Québécois ! Thématique : Souveraineté |
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