Éducation : les engagements du Parti Québécois - 17 novembre 2008« Au cœur de l’école, il y a des enfants. Avec eux, quotidiennement, dans un rapport de responsabilité et de confiance, se trouvent les enseignantes et les enseignants. L’engagement de mon parti est de faire de la réussite de chaque enfant une priorité et tout faire pour qu’il y ait le moins de décrochage scolaire possible. Nous devons prendre soin de nos enfants et de nos enseignants qui en ont grandement besoin ». C’est en ces termes que la chef du Parti Québécois a dévoilé aujourd’hui ses engagements en matière d’éducation primaire et secondaire. Elle était accompagnée des candidats Mathieu Traversy (Terrebonne), Guillaume Tremblay (Masson), Scott McKay (L’Assomption) et Marie Malavoy (Taillon), porte-parole du Parti Québécois en matière d’éducation. Une école publique valorisée« Afin d’assurer la réussite des enfants à l’école, un gouvernement du Parti Québécois diminuera le nombre d’enfants par classe. Le Parti Québécois réduira en priorité la taille des classes de 20 % au primaire et au secondaire pour les écoles en milieu défavorisé. Une diminution de 10 % du nombre d’élèves par classe sera par la suite appliquée à l’ensemble des écoles d’ici la fin du mandat, a expliqué Pauline Marois. Ces diminutions seront accompagnées de mesures établies en collaboration avec les enseignants afin de permettre de meilleures conditions d’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ». Une enquête de la Direction de la santé publique et de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal nous apprenait récemment que 65 % des enfants montréalais étaient prêts à commencer l’école mais que 35 % risquaient, à divers égards, d’avoir un cheminement scolaire difficile. Pour le Parti Québécois, il est important de permettre aux enfants de démarrer leur cheminement scolaire du bon pied (et avec le sourire !). Pour cette raison, le Parti Québécois s’engage à intensifier le dépistage, dès la petite enfance, des élèves les plus susceptibles de manifester des difficultés d’apprentissage en offrant un meilleur arrimage entre les services de garde, les services sociaux et les écoles primaires. Pour le secondaire, un bon départ scolaire est également primordial. Un gouvernement Marois s’engage à améliorer l’encadrement des étudiants à partir du premier cycle du secondaire pour les écoles en milieu défavorisé en bonifiant le système de mentorat. Décrochage scolaire« La question du décrochage scolaire est une des plus préoccupantes que le Québec connaisse. Pour les familles, c’est toujours un drame. Pour le Québec, c’est une catastrophe sociale et, les études le démontrent, une catastrophe dont les coûts économiques sont très lourds à porter », a déclaré Pauline Marois. La chef du Parti Québécois s’est engagée à adopter un plan national de lutte au décrochage scolaire et à donner au milieu de l’éducation et aux communautés les moyens de se concerter et de se mobiliser pour mettre en place des mesures de soutien à l’école et dans le milieu de vie de l’enfant. Dans ce contexte, diverses formules de formation impliquant davantage le milieu de travail et des modèles d’alternance travail/études dans le cadre d’apprentissage ou d’une formation seront développés. Finalement, l’encadrement des emplois étudiants sera mieux balisé afin que le temps de travail demandé par les employeurs respecte le temps requis pour les apprentissages, le rythme de vie scolaire et le désir des étudiants. L’école, un milieu de vieAfin de faire de l’école un milieu de vie après les heures d’enseignement et de faire la lutte au décrochage scolaire, le Parti Québécois ajoutera, dès que la situation budgétaire le permettra, une heure d’activité parascolaire au primaire et au secondaire en commençant par les milieux défavorisés afin de permettre aux étudiants de participer à des activités académiques, sportives et culturelles ou d’aide aux devoirs. Formation professionnelle et continueLa formation professionnelle et continue devient un enjeu important dans un monde qui bouge sans cesse. Afin que nos jeunes et les adultes puissent acquérir de nouvelles formations, le Parti Québécois :
Bilan de Jean Charest« Jean Charest avait pris l’engagement lors de son discours inaugural de juin 2003 de diminuer le taux de décrochage en cinq ans. La réalité, c’est que le taux de décrochage scolaire n’a pas diminué et qu’il a atteint près de 30 % dans le réseau public. Les mesures qui avaient été mises en place par notre gouvernement et qui visaient justement à faire la lutte au décrochage ont été abandonnées par les libéraux à leur arrivée au pouvoir en 2003. Si le gouvernement libéral avait poursuivi les actions de notre gouvernement, s’il n’avait pas abandonné le programme Ça bouge après l’école, nous pourrions peut-être croire Jean Charest lorsqu’il dit qu’il veut faire la lutte au décrochage scolaire. Il ne faut pas juste de belles paroles, les moyens doivent suivre », a dénoncé la chef du Parti Québécois. « L’éducation demeure une priorité encore et toujours pour le Parti Québécois. Les enseignants du Québec, qui verront leur autonomie valorisée par les mesures que nous annonçons, seront appelés à jouer un rôle encore plus important dans notre réseau scolaire. En assurant une éducation de qualité à nos jeunes, on se donne le premier outil pour bâtir ensemble un Québec gagnant », a conclu Pauline Marois. Thématique : Éducation |
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