Lueur d’espoir pour les travailleurs de la forêt - 12 juin 2009
C’est ce qu’a déclaré le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines et de forêts, Denis Trottier, au dépôt du projet de loi 57 présenté aujourd’hui par le ministre Claude Béchard (dont on peut aussi consulter les notes explicatives). Le député Trottier note que la proposition actuelle tranche avec les intentions passées du gouvernement libéral. « Il était à peu près temps que le ministre Béchard travaille avec eux pour obtenir un plus large consensus. Ce qui est malheureux, c’est tout le temps perdu : si le ministre s’était assis avec les partenaires dès le départ, le Québec forestier serait nettement plus avancé », a indiqué Denis Trottier. Les grandes orientations, comme l’idée de séparer l’approvisionnement de l’aménagement, le concept de forêt de proximité et la mise en marché du bois et la possibilité de faire des expériences pilotes en région, font preuve d’ouverture. Mais l’argent sera-t-il au rendez‑vous ? L’inaction du gouvernement libéral en matière de forêt est bien réelle ! Par exemple, la Conférence régionale des élus ainsi que la municipalité de La Doré ne reçoivent que des accusés de réception à leurs demandes... Il est aussi anormal que l’industrie automobile ait déjà bénéficié de 7 milliards de dollars du fédéral alors que l’industrie forestière tarde toujours à recevoir son chèque de quelque 100 millions de dollars. « S’il faut saluer cette proposition qui devra traverser l’étape d’une consultation, on peut aussi douter de la volonté du gouvernement de mener à bien un tel projet, compte tenu des nombreuses annonces non respectées depuis quelques années. D’ici là, qu’attend le gouvernement Charest pour lever le ton face à Ottawa et défendre nos travailleurs forestiers pour qu’ils soient traités sur le même pied que les travailleurs ontariens de l’automobile ? », a conclu Denis Trottier. Espérons que le dépôt du projet de loi pour la mise en place du nouveau régime forestier ne servira pas d’excuse au gouvernement pour se défiler encore une fois devant l’ampleur de la crise forestière. Le Parti Québécois poursuivra son action et sera à l’écoute des personnes intéressées afin de recueillir leurs appréhensions et propositions pour traverser la crise forestière qui sévit durement dans les régions du Québec et pour bonifier le futur régime forestier. La commission parlementaire qui aura lieu sur le sujet à l’automne permettra à tous les acteurs de s’exprimer. Reste à espérer que le gouvernement libéral n’éteindra pas alors la lueur d’espoir des travailleurs de l’industrie forestière et qu’il prendra vraiment en considération les demandes et suggestions des citoyens.
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