Lutte aux changements climatiques : le Québec doit contrer Ottawa - 2 février 2010
« Je constate avec inquiétude que le gouvernement fédéral s’entête à défendre, d’abord et avant tout, les intérêts de l’industrie pétrolière et gazière, notamment l’exploitation des sables bitumineux de l’Ouest du Canada. Il n’est donc pas surprenant de voir que le Canada ait annoncé, cette fin de semaine auprès des Nations Unies, une cible peu ambitieuse de réduction des gaz à effet de serre (GES), moins 17 %, et retenu une année de référence, 2005, qui efface d’un trait de plume 15 ans d’efforts des Québécois dans ce dossier », a souligné le député de L’Assomption. Le gouvernement de Jean Charest est placé en porte-à-faux dans le dossier des changements climatiques « D’une part, selon les plus récentes données du ministère du Développement durable et de l’Environnement, Québec n’arrivera pas à atteindre ses objectifs de réduction des GES fixés par le Protocole de Kyoto. C’est la raison pour laquelle le Parti Québécois exige que le gouvernement du Québec renforce son plan d’action et investisse plus dans les transports en commun et moins dans le réseau routier traditionnel. « D’autre part, le gouvernement fédéral et l’Alberta tirent à boulets rouges sur la stratégie du Québec. C’est donc sans surprise que j’ai constaté à Copenhague que le Québec a été bâillonné par le gouvernement fédéral. Jamais les négociateurs n’ont été informés de la ferme volonté des Québécois de soutenir des objectifs ambitieux de réduction des GES. Et Jean Charest n’a pas insisté pour entrer directement en contact avec les négociateurs à Copenhague. « Le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’oppose aux Québécois qui désirent plus que jamais voir des actions concrètes en faveur de l’amélioration de la qualité de l’environnement. Balayer cette question sous le tapis, comme le propose Jim Prentice, ne fait que reporter sur les prochaines générations les coûts pour réduire les émissions polluantes dans notre environnement qui se dégrade jour après jour », a ajouté M. McKay. « Le Québec est plus que jamais isolé au sein du Canada dans un des dossiers qui sera le plus important du XXIe siècle. Pour le Parti Québécois, le gouvernement Charest doit défendre fermement les intérêts du Québec et ne doit pas reculer devant l’offensive d’Ottawa », a conclu le député de L’Assomption.
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