Pour le Parti, les années 2000 sont synonymes de renouveau, malgré ce qu’en disent les mauvaises langues. Un nouveau programme, de nouveaux statuts et beaucoup de mouvement qui permettent d’asseoir les bases du Parti dans le 21e siècle.
5 février 2000 : c’est reparti avec le conseil national
Lors de son conseil national, le Parti Québécois lance sa campagne de financement et de recrutement sur le thème « C’est reparti ».
5 au 7 mai 2000 : 14e congrès national
Sur le thème « Un pays pour le monde ».
Le cahier des propositions présenté aux délégués lors de ce congrès contient une proposition venant préciser la notion de partenariat. Ce partenariat fait référence à l’Union européenne.
11 janvier 2001 : démission de Lucien Bouchard
Lucien Bouchard annonce sa démission comme chef du Parti Québécois et comme premier ministre du Québec. Il assumera cependant l’intérim à titre de premier ministre.
3 mars 2001 : Bernard Landry, président
Lors de l’assemblée de nomination du chef du Parti Québécois à Saint-Hyacinthe, Bernard Landry devient le 5e chef du Parti Québécois.
Le 21 janvier, il déclarait, lors de son entrée officielle dans la course : « Je suis l’homme d’une cause et d’une grande cause, celle de l’avancement national, économique, social, culturel et international de notre patrie bien-aimée. Je veux m’engager humblement, mais avec courage, sur la voie difficile et je veux aller avec notre peuple jusqu’au bout du chemin. »
8 mars 2001 : Bernard Landry, premier ministre
Lucien Bouchard quitte son poste de premier ministre et de député de la circonscription de Lac-Saint-Jean.
On procède à la nomination et à l’assermentation de Bernard Landry, premier ministre du Québec.
5 octobre 2002 : mondialisation équitable
Le Parti Québécois organise à l’Université de Montréal un colloque sur le thème « Une mondialisation équitable ».
14 avril 2003 : élections générales au Québec
Le thème de la campagne du Parti Québécois est : « Restons forts ».
Le Parti Québécois devient l’opposition officielle en faisant élire 44 députés.
La circonscription de Champlain voit son élection annulée suite à une demande de recomptage puisque les candidats du Parti Québécois et du Parti libéral obtiennent le même nombre de voix. L’élection doit être reprise.
20 mai 2003 : Noëlla !
Au terme de la reprise de l’élection de la circonscription de Champlain, Noëlla Champagne est élue députée et l’opposition officielle compte 45 députés à l’Assemblée nationale.
16 juin 2003 : décès de Pierre Bourgault
Le mouvement souverainiste perd l’un de ses pères fondateurs. Cet ardent souverainiste, homme de cause et de principe, confie à Bernard Landry dans les derniers moments de sa vie : « La souveraineté, c’est voler de ses propres ailes ».
18 octobre 2003 : nouvelle carte de membre
Pour le Parti Québécois, l’héritage de Bourgault réside en cette citation : « La souveraineté, c’est voler de ses propres ailes ». On s’inspire de cette pensée pour concevoir une nouvelle carte de membre, dévoilée lors du conseil national du Parti tenu à Québec et qui porte cette citation.
20 novembre 2003 : Saison des idées
La « saison des idées » du Parti est officiellement lancée par Bernard Landry et la première vice-présidente Marie Malavoy.
Trois chantiers sont choisis pour faire un grand brassage d’idées qui nous portent au cœur d’un nouveau cycle de réflexion et d’action. Ce sont les « les trois P » :
- Le Parti, coprésidé par Vicky Trépanier et Roger Bertrand,
- Le programme, coprésidés par Francine Descarries et Marylise Lapierre et
- Le pays, coprésidé par Audrey Benoit et Maka Kotto.
3 au 5 juin 2005 : 15e congrès national
Au Centre des congrès de Québec, sur le thème « Le Grand chantier ».
Le cahier des propositions présenté aux délégués lors de ce congrès contient une nouvelle proposition globale de mise à jour des statuts et du programme du Parti Québécois.
Après la « saison des idées », le Parti Québécois poursuit sa modernisation.
4 juin 2005 : démission de Bernard Landry
Avec un résultat de 76,2 % lors de son vote de confiance, le chef du Parti Québécois, Bernard Landry, prend la décision de quitter la vie politique. Après 40 années au service de l’indépendance nationale, Bernard Landry démissionne de son poste de chef de l’opposition officielle, président du Parti Québécois et député de Verchères à l’Assemblée nationale.
5 juin 2005 : un projet de pays pour le Québec – de nouveaux programme et statuts
Malgré la démission de leur chef, les 2000 délégués du Parti Québécois adoptent un nouveau programme et de nouveaux statuts. Le Parti Québécois s’engage à tenir « un référendum, le plus tôt possible, à l’intérieur du premier mandat » sur la souveraineté du Québec.
Le Parti Québécois se dote d’un projet de pays, dont l’éducation et le développement durable sont les priorités.
18 juin 2005 : 1re conférence nationale des présidentes et des présidents
Au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, lancement de la course à la direction.
En vertu des nouveaux statuts, la conférence nationale des présidentes et des présidents (CNPP) adopte un règlement d’élection afin d’élire, au suffrage universel des membres lors d’un scrutin téléphonique, un ou une chef pour le Parti Québécois. Louise Harel agit alors à titre de chef parlementaire à l’Assemblée nationale.
24 octobre 2005 : date limite pour devenir membre et obtenir le droit de vote
Avant la date limite pour devenir membre et obtenir le droit de vote, plus de 80 000 personnes deviennent membres du Parti Québécois. En tout, plus de 140 000 personnes pourront s’exprimer par scrutin téléphonique (gratuit) afin d’élire celui ou celle qui représentera le Parti Québécois.
15 novembre 2005 : André Boisclair, chef du Parti Québécois
André Boisclair est élu au premier tour de vote avec 53,68 % des voix, soit 56 503 votes. Il devient le 6e chef du Parti Québécois. À 39 ans, il est aussi le plus jeune chef de l’histoire du Parti.
Pauline Marois arrive en deuxième position et récolte 30,6 % des voix, soit 32 166 votes.
18 et 19 novembre 2005 : conférence nationale extraordinaire des présidentes et des présidents
Au Centre des congrès de Québec.
Cette CNPP extraordinaire est nécessaire pour adopter le règlement d’élection des membres des commissions nationales.
18 mars 2006 : 2e conférence nationale des présidentes et des présidents
À Québec.
Les membres de la CNPP procèdent aux élections pour lesquelles ils ont le mandat de collège électoral, en vertu des nouveaux statuts adoptés au 15e congrès national. Il s’agit de la présidence de la CNPP, du comité directeur de la CNPP, des membres de la commission politique et des membres de la commission de l’organisation, de la mobilisation et de la formation.
La CNPP doit aussi entériner le programme et les statuts du Parti Québécois adoptés à cette occasion, de même que le budget du parti, le plan de la campagne de financement et le plan d’action 2006.
Le club politique SPQ Libre est aussi reconnu.
9 au 11 juin 2006 : conseil national
Au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, sur le thème « Une éducation pour un pays humain et dynamique. Un pays qui a besoin de tout son monde ».
En vertu de l’article 106 des nouveaux statuts du Parti, les conseils nationaux doivent favoriser une thématique singulière afin d’adopter des « politiques visant à préciser et à compléter le programme et les engagements du Parti ».
On adopte des résolutions en ce sens, mettant à la fois l’accent sur l’accessibilité et la qualité de l’éducation, à tous les niveaux, afin de s’inscrire dans la foulée du programme adopté en 2005.
9 septembre 2006 : 3e conférence nationale des présidentes et des présidents
Au Palais des congrès de Montréal.
Tout le Québec baigne dans un flou volontairement imposé par le premier ministre quant à ses intentions électorales. Le Parti Québécois se prépare déjà à une éventuelle campagne électorale. Cette CNPP offre des ateliers d’organisation électorale aux délégués.
28 et 29 octobre 2006 : conseil national
Au Centre des congrès de Québec, sur le thème « Des ressources pour un pays en commun ».
3 février 2007 : 4e conférence nationale des présidentes et présidents
À l’Hôtel Delta Québec.
La CNPP adopte le plan d’action 2007 et lance la campagne de financement.
24 février 2007 : conseil national (extraordinaire) électoral
Au Sheraton Laval.
Les délégués adoptent la plateforme électorale des élections générales imminentes et peuvent participer à des ateliers de formation en prévision de ces dernières.
26 mars 2007 : élections générales au Québec
Le thème de la campagne du Parti est : « Reconstruisons notre Québec ».
Sous la gouverne d’André Boisclair, le Parti Québécois perd son statut d’opposition officielle au profit de l’Action démocratique du Québec et devient le troisième parti à l’Assemblée nationale. Le Parti libéral est réélu.
8 mai 2007 : démission d’André Boisclair
François Gendron, doyen de l’Assemblée nationale et député d’Abitibi-Ouest, assure l’intérim jusqu’à la conclusion de la course à la direction du Parti.
26 mai 2007 : 5e conférence nationale des présidentes et des présidents
À l’Hôtel Mortagne de Boucherville.
Cette CNPP confirme le chef intérimaire du Parti Québécois, établit le règlement d’élection au poste de chef du Parti Québécois et dresse un bilan de la dernière campagne électorale.
26 juin 2007 : Pauline Marois, chef du Parti Québécois
À la fermeture de la période de mise en candidature, elle est la seule personne ayant déposé les signatures requises. La femme politique et députée d’expérience devient officiellement la 7e chef du Parti Québécois, la première femme à occuper ce poste.
20 octobre 2007 : 6e conférence nationale des présidentes et présidents
Au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne.
On fait le bilan de la campagne de financement et on accueille la nouvelle chef du Parti Québécois, Pauline Marois, comme il se doit.
14 au 16 mars 2008 : conseil national, 7e conférence nationale des présidentes et des présidents, rassemblement national des jeunes
Au Centre des congrès de Saint-Hyacinthe.
Cet événement est le plus important depuis le 15e congrès national puisque trois instances se déroulent en même temps.
La CNPP adopte le plan d’action ainsi que le budget et le plan de campagne de financement pour 2008.
Les délégués au conseil national se penchent sur la plateforme électorale du Parti lors de travail en ateliers sur les thèmes de la plateforme : souveraineté et culture, famille, santé et développement social, éducation, création de la richesse, régions et gestion de l’État, environnement.
Les jeunes procèdent à l’élection exécutants du comité national des jeunes du Parti Québécois.
25 et 26 octobre 2008 : 8e conférence nationale des présidentes et présidents
À l’ExpoCité, au pavillon de la jeunesse, à Québec, sur le thème de « L’avenir politique du Québec et l’économie ».
25 octobre 2008 : Manifeste pour la souveraineté
Le Parti Québécois célèbre le 40e anniversaire de fondation du Parti Québécois par René Lévesque lors d’un spectacle intitulé « 40 ans de victoires ! ».
À cette occasion, le parti lance le Manifeste pour la souveraineté et une campagne de promotion de la souveraineté, incluant des publicités télévisées et des capsules Web.
Ainsi, pendant la CNPP, les délégués discutent de l’argumentaire sur la souveraineté, renouvelée à l’occasion du lancement du Manifeste pour la souveraineté, qui se veut instrument d’animation avec lequel les militants pourront s’appuyer et qui permettra de moderniser la promotion de la souveraineté du Québec et des raisons fondamentales de faire du Québec un pays.
L’économie est au cœur des discussions, et les délégués adoptent unanimement une proposition réclamant un plan de redressement de l’économie québécoise.
Toujours dans l’attente du déclenchement des élections, les délégués sont conviés à des ateliers de formation électorale.
30 octobre 2008 : départ de Louise Harel
Louise Harel quitte la vie politique après plus de 30 ans d’activité au sein du Parti Québécois. La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, salue sa consœur en des mots chaleureux.
« Louise Harel a marqué l’histoire politique du Québec de façon exceptionnelle, notamment en étant la première présidente de l’Assemblée nationale. Ses réalisations ministérielles sont considérables : on lui doit particulièrement la Loi sur l’équité salariale, le rapatriement des mesures d’employabilité du fédéral et la création d’Emploi-Québec, le sauvetage du Régime de rentes du Québec et la réforme de l’aide sociale. Elle a aussi effectué un geste courageux dans les années 2000 en réduisant le nombre d’instances municipales. »
8 novembre 2008 : conseil exécutif national élargi
Le conseil exécutif national élargi est composé des membres de l’exécutif national, de l’ensemble des présidents régionaux et des membres de la commission politique du Parti Québécois. Il s’est réuni pour adopter la version finalement de la plateforme électorale du Parti Québécois, Le Plan Marois. Des actions pour un Québec gagnant.
8 décembre 2008 : élections générales au Québec
Le thème de la campagne du Parti Québécois est : « Un Québec gagnant ! ».
Bien que le Parti libéral soit réélu, le Parti Québécois reprend l’opposition officielle en faisant élire 51 députés avec 35 % des voix exprimées. Le taux de participation aux élections est exceptionnellement bas, 57,43 %.
Pauline Marois est élue dans sa circonscription de Charlevoix.
21 et 22 février 2009 : conseil national et 9e conférence nationale des présidentes et présidents
Au Centre des congrès de Québec, sur le thème « Sortir gagnant de la crise ».
Les délégués sont conviés à une série de présentations, suivies d’échanges, au cours desquels des conférenciers de marque exposent et expliquent les tenants et aboutissants de la crise économique qui sévit – malgré les promesses du gouvernement Charest.
On effectue également un bilan des élections générales et on procède à l’élection de plusieurs membres du conseil exécutif national ayant dû remettre leur démission, puisqu’élus députés lors des élections.
11 mars 2009 : le blogue du président
Le président du conseil exécutif national du Parti Québécois, Jonathan Valois, inaugure son blogue. Cet espace d’échanges et de débats se veut aussi le carrefour des activités souverainistes de la province.
Avril 2009 : campagne de financement
Sur le thème « Déboulonner des mythes », la campagne de financement vise à susciter des dons et stimuler des adhésions en défaisant des mythes et préjugés par l’humour. Une série de capsules Web tournées avec des acteurs québécois ainsi que des députés et membres du Parti Québécois est lancée.
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