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Accueil » La plate-forme » Annexe AnnexePenser l’avenirUn gouvernement efficace et véritablement au service des Québécoises et des Québécois. « Les sociétés de la taille du Québec ont montré qu’il est possible de gagner si nous apprenons à partager, si nous apprenons à gouverner ensemble, si nous apprenons à penser l’avenir. Au cours des dernières années, le gouvernement Charest a écarté la voie du dialogue et de la concertation entre les partenaires sociaux. Il s’est privé de la collaboration de celles et ceux qui permettront au Québec de gagner. Nous ne ferons pas la même erreur. Le gouvernement du Québec a le devoir de mobiliser tous les talents et tous les acteurs sociaux et économiques. » Pauline Marois Rénover la social-démocratieLe Parti Québécois a toujours été le porteur de notre volonté de construire une société plus juste. Pour que la social-démocratie ait un sens, la justice ne suffit pas. La société doit aussi être plus humaine. Les personnes doivent être au centre des préoccupations et des décisions de l’État. Cela ne sera pas possible sans rapprocher la gestion des services des citoyens et des communautés. Rénover la social-démocratie, c’est d’abord mieux gouverner, faire en sorte que les responsabilités soient clairement définies. C’est nous assurer que la personne qui fait appel aux services publics ne se fasse pas renvoyer d’une porte à l’autre sans trouver de réponse. Pour que chacun puisse s’y retrouver, il faut que les structures de l’État soient beaucoup plus simples. Il faut débureaucratiser, simplifier les étapes, alléger les organigrammes, assouplir la production des services. Il faut repenser le fonctionnement de l’État en partant des besoins des citoyens et en utilisant au maximum les nouvelles technologies à notre disposition. Notre gouvernement pratiquera l’ouverture et adoptera des façons de faire qui répondent aux demandes des personnes et des entreprises. Nous devons prendre acte de la crise de confiance de la population à l’égard des services publics. Les difficultés largement documentées de nos réseaux publics, comme l’attente inadmissible dans notre système de santé, le décrochage scolaire persistant et les dépassements de coûts de certains projets, minent la confiance de nos concitoyens dans la capacité de l’État d’accomplir ses tâches. Il faudra offrir à nos concitoyens des garanties quant à l’utilisation efficace et responsable de leurs impôts et taxes. Une véritable culture des résultats doit être instaurée dans nos réseaux publics. Cela n’est possible que par une évaluation rigoureuse et transparente de la qualité et de l’efficacité des services publics. L’efficacité doit se mettre au service de la solidarité. L’État pourra difficilement agir sur les défis réels de la société québécoise si la population doute de sa capacité à bien mener ses interventions. Faire gagner la solidarité contre la démagogiePartout dans le monde, on envie le climat de paix sociale qui règne ici, on apprécie que notre société soit accueillante et que les gens, quelle que soit leur richesse, soient capables de se parler et de s’entraider. Derrière ces réalités, il y a un pacte social qui nous unit et qui est menacé par la crise actuelle et par l’absence de vision du gouvernement Charest. L’esprit de solidarité qui nous anime est menacé si nous ne parvenons pas à créer plus de richesse et à partager celle-ci, si nous ne renouvelons pas le contrat entre les citoyens et la communauté. Il doit être clair que nous avons des devoirs envers chacun et que chacun a des devoirs envers la communauté. Les nostalgiques du passé, ceux qui préconisent la règle du « chacun pour soi », s’en prennent aux gestes de solidarité qui expriment certaines de nos valeurs les plus importantes. Nos valeurs sont claires. Ce n’est pas en continuant à tolérer la croissance des écarts de richesse entre les plus riches et les plus pauvres que nous progresserons. Ce n’est pas en laminant les services gouvernementaux que nous gagnerons. Il faut réformer l’État pour qu’il soit plus efficace et plus humain. Il ne faut pas l’abolir. Construire une démocratie plus vivanteUn grand nombre de Québécoises et de Québécois, à titre individuel, au sein de groupes sociaux ou dans les organisations de travailleuses et de travailleurs désirent s’engager et participer activement à la vie démocratique et à la conception et la mise en œuvre de projets novateurs. Dès l’élection d’un gouvernement du Parti Québécois, nous mettrons en place des réseaux d’innovation dans tout le Québec. Il faut favoriser la créativité et non l’écraser. Il faut permettre et encourager les initiatives pour concevoir et contrôler la mise en œuvre de projets de développement et de nouvelles façons de dispenser les services gouvernementaux. De plus, nous proposerons une politique générale de mise en marche des grands projets qui comprendra un processus clair que l’État devra respecter sans tricher. C’est la meilleure façon d’éviter les situations de blocage et de faciliter la participation des citoyens aux débats qui, très souvent, concernent leur vie quotidienne. Penser l’avenirLe Québec a besoin d’un gouvernement qui, sans délais, va au plus pressé pour atténuer les effets de la crise qui secoue le monde, d’un gouvernement sensible aux préoccupations des femmes et des hommes qui veulent bâtir ici une société plus riche et plus humaine. Le Québec a besoin d’un gouvernement qui remet le Québec en marche, qui a une vision claire de ce qu’il faut faire pour créer la richesse nécessaire pour combattre la pauvreté et être en mesure d’offrir des services publics de qualité. Le Québec a besoin d’un gouvernement qui ambitionne que nous soyons maîtres chez nous. |