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Accueil » La plate-forme » Santé

La santé, les services sociaux, la solidarité sociale et les aînés

« Nous avons un bon système de santé, nous y sommes attachés, mais c’est un système très lourd. C’est au système de santé public de s’adapter aux besoins des gens et non l’inverse. Il faut que les malades puissent recevoir les services médicaux dont ils ont besoin dans les délais médicalement requis. Il faut que, partout au Québec, chaque personne puisse trouver un médecin de famille. Les établissements du réseau de la santé doivent assurer à tous l’accessibilité à des soins de qualité quand ils en ont besoin. »

Pauline Marois

Chaque jour, des personnes doivent attendre à la porte d’une clinique médicale pour voir un médecin. De plus, nous savons tous qu’il est bien difficile pour nous ou nos enfants de choisir d’être malade précisément entre 9 heures et 17 heures.

Tout doit commencer par une volonté déterminée du gouvernement à mettre en œuvre une quête permanente de l’amélioration de l’accès au système de santé public. Il faut donner accès plus rapidement à un médecin de famille. Toutes les ressources investies dans notre système public doivent être utilisées à leur maximum afin que chaque Québécois puisse en avoir pour son argent. La médecine à deux vitesses n’est pas une solution acceptable. Personne ne devrait se voir refuser les soins nécessaires à son bien-être ou à sa vie parce qu’il n’a pas la capacité de les payer. Par ailleurs, nous nous opposons à la formule en partenariat public-privé dans le secteur de la santé.

De nombreuses problématiques sociales nous interpellent et il faut leur porter une attention prioritaire. Notre réseau doit mieux répondre aux besoins des personnes en perte d’autonomie et des personnes âgées. Un effort additionnel doit aussi être consenti aux proches aidants.

4.1. Faire en sorte que chaque personne ait accès à un médecin de famille

  • Compléter le réseau des Groupe de médecine de famille (GMF).
  • Assurer aux GMF l’accès à des ressources de soutien et de professionnels (infirmières, infirmières praticiennes, nutritionnistes, travailleurs sociaux, inhalothérapeutes, etc.). Cela permettra d’assurer une meilleure prise en charge et un suivi adéquat des patients, notamment les personnes atteintes de maladies chroniques.
  • Favoriser l’élargissement des heures d’ouverture des GMF, des cliniques réseaux et des CLSC afin d’en améliorer l’accès.
  • Valoriser la médecine de famille auprès des étudiants de médecine.
  • Soutenir la formation d’équipe de professionnels et de ressources communautaires dédiées à la prévention et au traitement des maladies chroniques.
  • Faciliter l’intégration des diplômés étrangers dans le système de santé par le développement de formations d’appoint en partenariat avec les universités, les ordres professionnels et les établissements du réseau.
  • Achever l’informatisation du réseau de la santé en développant dans tous les établissements le dossier patient électronique.

4.2. Renforcer le système public de santé

  • Abroger dès maintenant les dispositions règlementaires de la loi 33 qui favorisent le développement des cliniques privées.
  • Freiner le développement d’assurance privée duplicative et fermer la porte à la mixité de la pratique médicale.
  • Responsabiliser davantage les établissements en leur donnant plus de marge de manœuvre et placer les professionnels de la santé au centre des décisions des réseaux locaux de santé.
  • Garantir l’accès à des services spécialisés dans des délais médicalement requis grâce à un usage plus performant des blocs opératoires et à l’amélioration des mécanismes d’accès aux services spécialisés comme l’imagerie médicale et les tests de laboratoire.
  • Soutenir davantage, avec la collaboration des différents partenaires du milieu et des associations de travailleurs, des projets de réorganisation locale du travail et des services cliniques qui répondent mieux aux besoins des citoyens.
  • Lancer un programme de valorisation des professions en santé et en services sociaux afin de favoriser le recrutement, l’attraction et la rétention du personnel et pour faire face au défi du renouvellement de la main-d’œuvre.

4.3. Prioriser la prévention et la promotion de la santé

  • Créer un Fonds québécois de la prévention à partir des amendes imposées aux compagnies de tabac.
  • Accentuer les programmes de lutte au tabagisme, à la malbouffe, aux drogues, à l’alcool et aux jeux de hasard.
  • Encourager la pratique d’activités physiques.
  • Mettre en place une véritable politique de prévention en santé mentale.
  • Accentuer la prévention du cancer ainsi que la lutte contre le cancer.
  • Poursuivre la prévention des infections nosocomiales.
  • Donner un meilleur accès aux outils de santé et sécurité au travail pour les travailleurs du Québec.
  • Étendre, avec les adaptations nécessaires, l’application de la Loi sur la santé et la sécurité au travail à tous les secteurs d’activité.

4.4. Développer les services sociaux et la solidarité sociale

  • Augmenter les budgets des services aux jeunes et à leur famille.
  • Soutenir les jeunes qui quittent les centres jeunesse à l’âge adulte.
  • Amener le Québec au nombre des nations industrialisées comptant le moins de pauvreté.
  • Lutter contre le phénomène de l’itinérance dans les centres urbains au Québec, particulièrement au centre-ville de Montréal, par l’adoption d’une politique sur l’itinérance.
  • Réviser le traitement des pensions alimentaires pour enfants dans diverses lois et programmes à caractère social.
  • Procéder à la pleine indexation des prestations d’aide sociale.
  • Procéder à une réforme globale du régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels.
  • Soutenir le développement de l’économie sociale dans certains secteurs stratégiques et pour certaines clientèles comme celui de l’aide domestique, la culture, les jeunes, les personnes immigrantes, le tourisme social et l’environnement.
  • Mettre en œuvre un véritable plan d’accès aux services pour la déficience intellectuelle, les troubles envahissants du développement et la réadaptation physique.

4.5. Permettre aux aînés de demeurer le plus longtemps possible à la maison

  • Investir davantage dans les soins et le soutien à domicile.
  • Mettre en place une politique nationale sur les aînés pour :
    • Favoriser la coordination des actions au niveau québécois et municipal.
    • Améliorer la formation des professionnels et du personnel de la santé.
    • Combattre la pauvreté, particulièrement chez les femmes âgées.
    • Développer de nouvelles formules d’hébergement (coopératives, etc.).
    • Lutter contre les abus et la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées.
    • Valoriser les aînés et favoriser leur participation à la vie de leur communauté.
    • Adopter une politique alimentaire adaptée aux besoins des aînés.
  • Adopter des règles fiscales pour soutenir les proches aidants.

Thématique : Santé

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